Echouer pour réussir, une nécessité ?

Nous vous proposons un sujet de réflexion coaching évoquant la nécessité d’échouer pour envisager de réussir. Prenez le temps de le lire et renvoyez-nous vos avis, accords, désaccords, questions. Nous y répondrons avec attention dans la prochaine newsletter.

La culture entrepreneuriale nous enseigne que les compétences professionnelles s’acquièrent par le niveau d’études supérieures. Cela n’est pas faux. Les connaissances acquises lorsque l’on est enfant deviennent des automatismes, des modes de réflexion aisés, qui permettent au raisonnement de se complexifier tout en se simplifiant. Cela permet d’avancer plus vite. Un gain de temps, pour un gain d’efficacité et de rentabilité.

Mais alors que deviennent celles et ceux qui échouent ?

Postes subalternes ? Professions dégradées ? Sentiment d’infériorité ? Convictions d’avoir raté ? L’estime de soi s’altère, la personne n’a plus confiance en ses capacités, elle n’ose plus, elle se renferme, elle jalouse même, elle s’adonne à l’alcool, voire à des substances plus nocives pour le cerveau, simplement pour se persuader qu’elle est libre. Cela n’est ni faux ni vrai. Il est en revanche certain que l’échec est un frein à l’estime de soi sauf si l’on est bien entouré.

Alors que faire ?

Tout d’abord savoir que l’échec fait grandir. Une personne qui n’a jamais connu l’échec, outre qu’elle dispose d’un égo sur-dimensionné, se retrouve déconnectée de la réalité. Trop habituée à réussir, elle ne sait pas se remettre en question. Tout est si simple, si limpide, qu’au bout d’un moment tout devient ennuyeux. Les autres l’ennuient par leur bêtise, son métier l’ennuie car il est trop facile. Elle réfléchit peu, s’ennuie et pour dissiper son ennui, elle va rechercher les sensations fortes, extrêmes. Elle va s’adonner à l’alcool, à des substances plus nocives pour le cerveau, simplement pour se persuader qu’elle est libre. 

J’espère que ces deux descriptions vous font réagir. Croyez-vous que l’issue finale soit la même pour celui qui réussit et celui qui échoue ? Est-ce vraiment si simple ? Si fataliste ?

Je ne le crois pas et vous non plus, j’en suis sûre. Mon objectif, par cet article, est de vous faire réagir. Un article n’a d’intérêt que s’il suscite le questionnement, la réflexion, qu’il fait avancer son lecteur.

Les réseaux regorgent de posts et d’articles construits sur ce type de croyances qui ne sont que de faux raisonnement intellectuels, juste des outils de communication pour vendre des prestations ordinaires. Une seule chose serait vraiment utile à nos métiers, la mutualisation des compétences, pour aider les professionnels trop ancrés dans le commercial à penser, d’abord, au bien de leurs clients.

Progresser dans notre savoir-faire et notre savoir-être, ériger la vertu et la sincérité comme valeurs centrales de nos métiers de l’accompagnement, pour aider chaque personne à cesser d’échouer pour réussir avec succès.