Quand l’international vous appelle

Interview de Rachida Ouazzani

Voici la retranscription de l’interview de Rachida Ouazzani, que nous avons réalisé pour vous, après son retour d’Afrique de l’Ouest.

Brigitte. Chère Rachida, tu rentres d’un déplacement professionnel en Afrique de l’Ouest. Bravo pour ton développement à l’international. Avant de nous en dire plus, j’aimerais te présenter à nos lectrices et à nos lecteurs. 

Rachida tu es sophrologue, formatrice auprès des organisations et des particuliers. Tu as aussi été formé au coaching professionnel, à la Programmation neuro-linguistique (PNL), à l’hypnose, à l’EFT (Emotional Freedom Technique), au Mindfulness (MBSR), à la prévention du burn-out parental.

Ai-je oublié un domaine dans ce vaste champ de compétences ?

Rachida. Oui, l’accompagnement des jeunes et plus spécifiquement les jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance dont j’ai la mission depuis 17 ans.

Brigitte. L’objet de ton voyage a concerné la formation de nouveaux thérapeutes aux métiers de la sophrologie et de la PNL mais aussi à la démonstration des effets bénéfiques de ces disciplines auprès des entreprises et aussi ce qui est plus étonnant dans les établissements scolaires. Peux-tu nous dire plus ?

Rachida. Je me suis déplacée pour créer un partenariat avec la première école de formation continue pour sophrologues d’Afrique de l’Ouest et notamment de Côte d’Ivoire. La fondation de cette école répond à un besoin du monde de l’entreprise, en vue d’améliorer la qualité de vie au travail des salariés et des dirigeants.

Brigitte. Pourquoi ce besoin de la part des organisations ?

Rachida. Parce que le stress et les modes de vie occidentaux se répandent aussi sur ce continent africain. On note aussi qu’il va croissant depuis le déclenchement de la pandémie et la difficulté de sa gestion. 

Brigitte. Qu’as-tu privilégié dans tes interventions ?

Rachida. La demande est là, les professionnels sont demandeurs. L’inauguration de ce projet, qui est de former plus spécifiquement de former des professionnels de l’accompagnement, est une première en Côte d’Ivoire. C’était un évènement officiel, retransmis dans les médias. Les représentants du patronat, des DRH, de la formation continue, les autorités publiques étaient présentes. Ils sont venus  chercher une réponse aux besoins des salariés. Dans mes interventions, j’ai privilégié, les sujets de la performance au travail et de la gestion du stress.

Brigitte. Donc tu as abordé deux domaines essentiels du développement personnel qui sont la sérénité au travail et l’excellence pour aider au développement des compétences et à la réussite.

Rachida. Oui tout à fait. La demande est là mais il n’y a pas d’offre correspondante.

Brigitte. Peux-tu nous parler des sujets que tu as abordés pour les adultes ?

Rachida. Oui j’ai présenté les apports des méthodes scientifiques telles que la sophrologie et la PNL dans le monde de l’entreprise. C’est un marché nouveau qui n’existe pas dans cette région africaine. 

Brigitte. Outre l’opportunité et la réponse à la demande des entreprises, tu collabores à la formation de nouveaux professionnels  de l’accompagnement. Peux-tu nous dire pourquoi tu as accepté cette nouvelle mission ?

Rachida. J’ai accepté parce que c’est un nouveau continent à conquérir, je suis originaire d’Afrique du Nord et participer à la constitution de cette première école ivoirienne, c’est pour moi aller à la découverte d’un nouveau pays et transmettre ces outils performants au-delà de l’Occident. Faciliter les échanges entre continents est l’avenir de nos économies. 

Par mon déplacement, je participe aussi à l’écologie et à la transition environnementale. En allant là bas je suis seule à me déplacer pour un groupe entier de stagiaires qui restent sur place.

Brigitte. Pourquoi être devenue aussi formatrice en plus de ton activité en clientèle privée ?

Rachida. J’ai suivi une formation de formatrice pour répondre à cette demande venue des pays émergents. Il y a un manque sur le continent africain, je peux contribuer à répondre à cette attente.

Pour transmettre un savoir-faire et un savoir-être à d’autres personnes qui peuvent à leur tour transmettre et prendre en charge la demande grandissante. 

Brigitte. L’enseignement pour les adultes diffère-t-il de celui proposé aux enfants ?

Rachida. Tout à fait, les enfants sont plus réceptifs que les adultes, cela ne demande pas plus de temps d’accompagnement mais de savoir adapter les outils à leur âge et à leur environnement. Il faut que ce soit plus ludique. Nous devons être plus créatifs avec les enfants qu’avec les adultes. Je tiens cela de mon expérience auprès des jeunes depuis 17 ans. C’est dans le prolongement de ce processus.

Brigitte. Nous savons en tant que professionnelles de l’enfance et aussi en tant que mère de famille qu’un enfant apprend par l’exemple. Est-ce pour cela que tu as mis l’accent sur la nécessité de former aussi les enseignants ?

Rachida. Oui mais aussi parce qu’en tant qu’épouse d’un enseignant, je sais que l’enseignement, ces derniers temps dans ce monde plus virtuel, est devenu plus compliqué. Les enseignants souffrent dans l’exercice de leur métier, certains aussi parce que les enfants de la génération Z demandent beaucoup d’énergie et d’attention, plus de patience. Et afin de transmettre les savoirs, les enseignants ont besoin d’être soutenus, de plus en plus. Trouver la sérénité en soi pour pouvoir accompagner ces jeunes en quête de sens.

Brigitte. Tu as accepté de rejoindre l’équipe des professionnels de W&S, peux-tu nous dire pourquoi ?

Rachida. Pour ses valeurs et ses principes. C’est le plus important pour moi. Ces valeurs en commun sont l’accompagnement bienveillant sans jugement, l’écoute, l’ambition et aussi cette liberté, cette intégrité de soi, ce partage. On est libre, on participe à des projets en commun. 

Brigitte. Pour terminer si tu veux laisser un conseil à nos lectrices et lecteurs pour ce mois-ci, que leur proposes-tu ?

Rachida. Venez. Formez-vous chez nous, nous sommes la diversité, nous venons d’horizon différents. Nous avons des valeurs en commun, l’humanité, la solidarité et la bienveillance. A cela s’ajoute la qualité des formations proposées et l’accompagnement que nous proposons au-delà des formations. L’écoute des besoins et des demandes des apprenants est primordiale. S’adapter à chaque commanditaire, que chacun apprenne à son rythme, dans un cadre bienveillant, au-delà des moments de formation. 

Brigitte. Rachida je te remercie pour ce partage d’expérience riche en humanité.

Rachida. Merci Brigitte.