Le stress : un mal nécessaire ?

Quand l’idée du stress envahit notre quotidien

Vous ouvrez les journaux, n’importe quelle revue, le « STRESS », tout le monde en parle.
Ce mot banal, presque « fourre-tout » est un terme très utilisé aujourd’hui, mais on ne sait pas toujours ce qu’il signifie exactement… Souvent chargé de connotations négatives, nous n’échappons pas aux bons conseils avisés de notre entourage « il faut gérer ton stress, tu dois apprendre à le contrôler, le maitriser, tu as pensé à consulter ?… ». On en viendrait presque à penser que le stress est un mal nécessaire…

Le stress serait-il devenu le mot à l’origine de tous nos maux ?
Ne serait-il que souffrance, un ennemi qu’il faut à tout prix supprimer de nos vies ?

La plupart d’entre nous assimile le stress à des expériences négatives. Il s’agit pourtant d’une fonction vitale, essentielle à notre vie, une réaction physiologique de notre organisme qui lui permet de mobiliser ses ressources et de s’adapter à son environnement. L’absence de stress n’existe pas. Et sans lui, pas de vie ! Mais tout est question de dosage. Un manque de stress nous rend sans dynamisme, sans motivation, apathique… Un excès, au contraire, génère tensions, anxiété et, à terme, développe des pathologies. Mais peut-on parler réellement de « mal nécessaire » ?

Étymologiquement, le mot stress ne vient pas d’Outre-Atlantique comme on pourrait le croire, mais du latin « stringere » qui signifie serrer, rendre raide. Il n’est pas faux que le stress peut avoir tendance à nous serrer la gorge, à mettre nos muscles sous tension, les contracter…

Le stress, en vogue depuis les années 50

Le père du stress, un chercheur d’origine hongroise, Hans Selye, a rendu ce terme populaire dans les années 50. Si l’on prend sa définition, le stress est « la réponse spécifique de l’organisme à toute sollicitation ».

En effet, imaginez-vous, à l’époque du Paléolithique, au temps de nos ancêtres préhistoriques, après une bonne journée de chasse, de cueillette ou de pêche…au milieu de la savane, confortablement installé près d’une petite rivière… Quand tout à coup ! un mammouth effrayant et affamé approche, prêt à vous bondir dessus…
Votre cerveau détecte alors une menace, il active la réponse physiologique de stress qui mène à la production d’hormones de stress (cortisol ou adrénaline). Ces hormones agissent directement sur votre corps pour vous permettre de mobiliser l’énergie nécessaire pour combattre la menace.
C’est ce qui fait que nos ancêtres ont survécu aux mammouths !

Ainsi, s’il n’y avait pas eu de stress, nous ne serions plus là aujourd’hui. Le stress a donc contribué à la survie de l’espèce humaine et devient donc dans ce sens nécessaire.

Le stress est-il resté coincé à l’âge des mammouths ?

Aujourd’hui, si vous devez par exemple prendre la parole en public, vous pouvez peut-être constater que votre cœur se met à battre plus vite, que vos mains sont moites, que vous transpirez… Tous ces signes physiques vous transmettent des messages bien utiles sur votre état émotionnel : Et oui ! vous êtes stressé•e•s ! Pour autant, votre survie n’est heureusement pas mise en péril.

C’est plutôt la durée, la répétitivité ou l’intensité excessive de la réaction au stress qui présente un problème. Le stress devenu chronique a des conséquences sur notre santé, comme si la menace ne disparaissait jamais. Le système de réponse au stress n’a, dans ce cas, pas compris qu’il est en 2021. Il pense qu’il est toujours au temps de la préhistoire en train de se préparer à combattre le mammouth. Il ne sait pas faire la différence entre l’attaque d’une bête féroce et le discours que vous devez faire face à une assemblée inconnue et intimidante.

Dans les deux cas, nous sécrétons toujours les mêmes hormones de stress, qui ont les mêmes répercussions sur notre corps et notre cerveau. Et oui ! Le stress ne s’est pas vraiment adapté à notre vie moderne !

Le stress vertueux en opposition avec le « mal nécessaire »

Pourtant, ce serait une erreur de bannir tout le stress de nos vies car il a même des vertus. Il peut être un moteur de performance, qui nous pousse à nous dépasser. Écoutez les sportifs par exemple qui décrivent cette montée d’adrénaline. Cela les booste, les transcende même.
Alors pourquoi, vouloir l’éliminer de nos vies ?
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, travailler et vivre en dehors de notre zone de confort est une bonne chose, et ne peut que nous aider à avancer. On parle alors de stress positif : d’EUSTRESS. C’est le stress qui alimente notre excitation et notre enthousiasme pour performer. Le stress ne devient donc pas un « mal nécessaire », puisque c’est le stress positif qui nous intéresse !

Réconciliez-vous avec le stress pour relever les défis de votre existence !

A travers les formations dispensées par W&S Consulting, (Gérer son stress au travail, Management et gestion de crise, Prendre la parole en public, Prendre confiance en soi … ) vous apprendrez à ne plus considérer le stress comme votre plus grand ennemi mais plutôt à en tirer parti pour avancer, pour aller à la rencontre des challenges de votre vie.

Article rédigé par Maud Penpenic, sophrologue, qui intervient sur nos modules en gestion du stress.